Victor Hugo vient de mourir, Judith Perrignon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Qu'avez-vous pensé de ce livre ?

0% 0% 
[ 0 ]
100% 100% 
[ 1 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 1

Victor Hugo vient de mourir, Judith Perrignon

Message par Elmdora Carotte le Lun 14 Aoû 2017 - 14:01


168 p., Pocket, janvier 2017

Quatrième de couverture :

Le poète vient de rendre son dernier souffle et, déjà, la nouvelle court les rues, entre dans les boutiques, les ateliers, les bureaux. Paris est pris de fièvre. Chacun veut rendre un dernier hommage et participer aux obsèques nationales qui mèneront l’Immortel au Panthéon. Deux millions de personnes se presseront sur le parcours du corbillard en ce jour de funérailles intense et inoubliable. D’un événement historique et en tout point exceptionnel naît un texte intime et épique où tout est vrai, tout est roman.
avatar
Elmdora Carotte
Admin

Messages : 353
Date d'inscription : 26/07/2017
Age : 30
Localisation : Île de France

Voir le profil de l'utilisateur http://chroniques-dune-lectrice.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Victor Hugo vient de mourir, Judith Perrignon

Message par Elmdora Carotte le Lun 14 Aoû 2017 - 14:02

Avec l’ouvrage Victor Hugo vient de mourir, Judith Perrignon s’intéresse aux derniers instants de ce célèbre auteur du XIXe siècle. Nous assistons à son agonie, à son décès et à ses funérailles. Lorsqu’il tombe gravement malade, ses jours sont comptés, et tout Paris va être suspendu aux nouvelles qui vont être relayées par les journaux, et cela jusqu’à ce qu’il rende son ultime souffle. Il s’éteint à l’âge honorable de quatre-vingt-trois ans, et il faut savoir qu’il a enterré trois de ses quatre enfants, et qu’Adèle, sa fille toujours en vie, est placée dans un institut spécialisé, car elle a perdu la raison. Sont donc présents à son chevet ses deux petits-enfants, Jeanne et Georges (les enfants de son fils Charles) et leur mère, Alice, son ancienne belle-fille, qui s’est remariée avec Édouard Lockroy. Ce dernier va avoir beaucoup d’importance dans ce récit, puisqu’à cause de son statut de ministre, il va être pris à parti de toutes parts par les personnes qui veulent assister à l’inhumation de Victor Hugo.

Le décès de ce grand homme va soulever plusieurs interrogations : sera-t-il enterré au Père-Lachaise, ou au Panthéon ? Qui sera autorisé à y aller ? Car si Victor Hugo peut être considéré comme appartenant à la bourgeoisie, il s’intéresse également aux petites gens, comme le démontre son œuvre Les Misérables. Nous allons aussi découvrir les réactions de ses amis proches. Nous nous rendons compte que la mort de cette figure éminemment célèbre va entraîner de nombreuses questions d’ordre politique ou religieux, puisque Victor Hugo refuse l’extrême onction, ce qui est une vraie déconvenue pour l’Église. Or, les religieux souhaiteraient convaincre Lockroy, qui gère l’organisation de la cérémonie, pour que l’homme soit béni avant d’être enterré. Par ailleurs, faut-il laisser le peuple assister aux funérailles ? N’y aurait-il pas des risques d’émeutes ? Mais comment cela serait-il perçu de le leur interdire ? Cette mort aura donc une portée éminemment politique et sociologique. À travers divers souvenirs de ses proches, on va découvrir la personne qu’il était, à la fois romancier, poète, homme de théâtre, mais aussi un politicien et quelqu’un de très engagé dans la vie de son pays. Son décès va ainsi secouer la France, et tout particulièrement Paris, puisque deux millions d’individus assisteront à ses funérailles.

Nous sommes ici en présence d’un ouvrage documenté, pour lequel Judith Perrignon a fait énormément de recherches. Cela nous est relaté avec distance, un regard extérieur, presque journalistique. Elle nous narre les faits, nous informe, mais ne prend pas position et on ne ressent aucune empathie pour les différents personnages, elle essaie, à mon sens, de rester la plus neutre possible. Elle nous démontre que Victor Hugo s’intéressait énormément au peuple, et cela m’a donné très envie de me plonger dans Les Misérables, ouvrage que je n’ai pas encore lu. Elle nous montre que chacun tente de tirer parti de cette cérémonie, à laquelle il faut assister. Nous irons de la chambre de Victor Hugo, qui habite dans une rue qui lui est éponyme, où il rendra son dernier soupir. Nous découvrirons certains journaux, qui font des petites brèves pour donner des nouvelles de l’état de l’auteur, qu’il s’agisse de L’Ami du peuple ou du Cri du peuple. Nous rencontrerons divers hommes politiques et apprendrons comment ces funérailles vont être gérées par la police. Nous avons donc différentes approches de ce même événement, ce que j’ai trouvé très intéressant.

À la lecture de cet ouvrage, nous pouvons nous douter que Judith Perrignon est érudite, et elle rend son savoir accessible à tous. Elle maîtrise parfaitement son sujet. Ce texte d’un peu plus de cent soixante pages est très dense, il contient très peu de dialogues on y apprend énormément de choses. L’écriture est journalistique, mais avec néanmoins des passages empreints de poésie. Nous trouvons aussi quelques citations, qui apportent du crédit aux propos de l’auteure. C’est, à mon sens, un livre à lire, car il nous permet de prendre connaissance d’un épisode qui a marqué le Paris de la fin du XIXe siècle, et qui nous renseigne sur une page de notre histoire.
avatar
Elmdora Carotte
Admin

Messages : 353
Date d'inscription : 26/07/2017
Age : 30
Localisation : Île de France

Voir le profil de l'utilisateur http://chroniques-dune-lectrice.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum